*2*  posté le lundi 24 mars 2008 23:32

Elle se tient face à moi, muette, le visage fermé, a t-elle comprit ce qui était en train de se passer, je prends les devant....

-Qui êtes vous? Je ne vous ai pas inviter à entrer à ce que je sache?

Elle ne répond pas, c'est encore une fan qui a réussi à passer le peu de sécurité que j'ai employé et qui me veut, c'est pitoyable d'en finir à ce point là.

Elle me fixe de ces yeux verts turquoise, je la détaille un peu plus, elle est jolie, élancée bien qu'un peu stricte dans ses fringues, elle ne ressemble pas à une fan, ni à une femme de ménage, ce n'est pas une prostituée quand même de toute façon qui m'en aurait envoyer une, pas le vieux Tony tout de même....

-Vous n'avez pas de langue, insitais-je.

-Je viens de la part de Tony....

C'est une blague, ce vieux filou n'aurait pas osé.....

-Je suis sa petite-fille, comme il est malade, il m'envoit le remplacer.....

-Comment ça, il est malade, qu'est ce qu'il a?

- Les medecins ne savent pas encore, il doit passer une batterie de test et......

Cette fille est fatiguante à ne pas finir ses phrases, je n'aime pas ça, je préfère que les gens aillent droit au but.

-Et quoi?

Je ne veux pas la brusquer mais comme qui dirait, ça urge un peu, si Tony est malade, je dois aller le voir et prendre de ses nouvelles, avec tout ce qu'il a fait pour moi...

-Je n'en sais pas plus... il faut attendre l'avis de médecins.

Elle a pris un autre ton, moins emprumtée, elle a haussé la voix, elle me fixe desormais les mains sur les hanches, j'ai du l'enerver un peu. C'est mieux ainsi, je me sens moins d'être le méchant de l'histoire. Notre duel occulaire ne semble pas fini, elle continue de me regarder, ça en devient gênant et très enervant, j'ai un truc sur le visage ou quoi....

Ce gars n'a rien de très inspirant, je savais mon grand-père légèrement louche parfois mais prendre ce gars sous son aile, c'est très limite. Lui aussi est limite, il a les cheveux longs, sales, mal rasé et je n'ose même pas m'approcher de peur que mes narines soient agréssées et le pire dans tous ça, c'est un mal poli mais les apparences peuvent être trompeuses, parfois...

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*3*  posté le mardi 25 mars 2008 00:11

Tony m'a vaguement parlé de son protégé mais je n'ai pas ecouté un traitre mot de ce qu'il a pu me dégoiser, il en dit tellement, je suis plutôt inquiète pour son état de santé que de ce qu'il fait de ses journées et avec qui il les passe. Je détaille la maison, plutôt classe quoi qu'un peu grande pour un homme seul.

-Alors faites ce que vous avez à faire et foutez moi la paix, c'est comme ça qu'on procède avec Tony!

Quel homme charmant et courtois, je suis sûr qu'il est déjà saoul, c'est pathétique à voir et nous sommes dix heures du matin.

-Le problème étant que je ne sais pas en quoi consiste mon travail, ainsi que le votre....

Alors là je touche plus bas que terre, je suis vraiment bonne à virer, je ne sais même pas quel est son boulot, c'est moi qui suis pathétique. Je crois que j'aurais pu faire un effort, au lieu de le critiquer, c'est moi que je devrais critiquer. Faut que je me calme et que je ne prenne pas tout mal ce que ce type pourra me dire, après tout je ne le connais pas.

-J'imagine que Tony n'a pas du vous tenir au courant, vu la précipitation...

D'accord, elle ne sait même pas qui je suis, ça promet.

-Je m'appelle Adam, déjà c'est un bon début pour commencer.

 Ce gars me fait peur, il ne sourit pas, il a une expression si marquée. Il parle pratiquement sur le même ton, avec une voix grave et roc, on dirait un zombie. Des images de vieux film "navet" des années 50 forcement en noir et blanc me viennent à l'esprit, je vois des zombies entourés de bandelette sortir de terre en hurlant.

-Je suis Chrysta. Il me semble que Tony m'a dit que vous étiez artiste, peintre peut-être....

Ca expliquerait un tel look.

Je regarde les murs, il y a quelques tableaux accrochés plein de poussière, je devrais dire à la femme de ménage de les nettoyer d'ailleurs et des photos mais de là à croire que je suis peintre, il y a un bout. Je fais non de la tête et la laisse chercher.

-Alors, un sculpteur...

Encore faux, décidement, je suis vraiment nulle.

-Un jardinier ultra-connu, un présentateur célèbre de la météo, j'avoue que je ne sais pas, je viens de débarquer dans le pays ou un musicien, je sais que Tony adore le jazz....

Y me manquer plus que ça, qu'une nana me prenne pour un joueur de trompette, non pas que je n'aime pas le jazz, bien au contraire je suis ouvert à tous les genres et je m'en inspire mais cette fille est tarée.

-C'est à peu près ça.....

Dubitatif, elle me fixe, les sourcils en l'air, attendant quelque chose, que je lui donne un bonbon pour avoir trouvé, peut-être?

Il est jardinier ou monsieur météo?

-Vous êtes monsieur météo alors! C'est marrant, j'aurais jamais cru, sérieux, mon travail va consister à vous faire les petits textes pour vos apparations à la télé? Je dois aller chercher vos costumes, préparer votre coktail avant le show?

C'est au dessus de tout ce que j'avais imaginé! Conne, c'est pas un beau mot mais c'est le seule qui me vient pour l'instant, je l'arrête avant qu'elle ne soit plus ridicule encore.

-Non, je suis musicien, compositeur et interprète à mes heures mais pas de jazz, plutôt de rock. Du moins, je l'étais.....

Effectivement ça explique bien des choses, le genre rebelle et competement déchiré, je sens que mes journées vont être animées.

-Et je dois faire quoi? je ne suis pas très spécialiste des groupes à la mode, je ne sais pas me battre...

-Pourquoi, vous battre?

-Pour arrêter les groupies qui viendrait vous opportuner.

Elle réussit à me faire rire, malgré elle, cette fille ne connait rien à la musique, rien au show bizz mais elle pense déjà aux furies, pucelles en folie et autres.....

Il rit, c'est rassurant de savoir qu'il en ait capable, son visage s'illumine et il devient beau....

Je réussis à reprendre mon calme et je lui dis sérieusement:

-J'ai des gardes du corps pour ce genre de chose mais c'est rare que des groupes de fans me sautent dessus, on m'a oublié depuis un petit moment.

Je n'ose même pas demander pourquoi, je me contente d'hocher la tête comme les petits chiens dans les voitures, j'en ai assez fais pour la journée.

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*4*  posté le mardi 25 mars 2008 17:11

-Et bien....je ne sais pas trop ce que vous avez à faire, d'habitude c'est Tony qui s'occupe de tout pendant que je...

-Que vous restez assis sur votre canapé ou que vous roupillez, continue Chrysta en haussant le ton. Et dire que vous gagnez des millions à ne rien faire....

-Je ne vous permet pas de me juger, vous ne savez pas...

-Pas quoi? que vous êtes un fénéant, crade et pas la peine de jouer votre people éfarouché avec moi, ça ne prend pas, je repasserais demain, je vais voir Tony, ses examens doivent être fini.

Elle claqua la porte et me laissa seul dans ma grande maison, elle m'a arraché mon honneur et toute crédibilté mais je vais lui parler du pays moi à celle là. Elle va voir qui c'est l'éffarouché de service.

Mes yeux se posent une nouvelle fois, sur ce qui est étendu par terre, le poison que je m'apprétais à avaler pour en finir avec ma vie puis elle est arrivée, elle a repoussé les limites de ma fin pourtant si proche. Un pas me sépare de ma femme, je suis determiné à la retrouver, notre union disait "à la vie, à la mort". Je déambule dans cette baraque depuis trop longtemps, comme un mort pourtant mon coeur bat, le sang coule dans mes veines, mon corps est chaud pourtant tout semble être eteint en moi, le feu de la passion n'étant plus que des cendres. Mais je n'ai plus de quoi satisfaire mon envie de la rejoindre la-haut, au ciel.

Ce n'est que partie remise...

Je sort de cette maison de l'enfer, je ne sais pas bien ce qui m'a prit de réagir de cette façon face à lui, c'est vrai, il n'a rien dit ni rien fait contre moi, je l'ai carrement agréssé et à plusieurs reprises. Ce n'est pas vraiment la meilleure manière de se présenter à son nouveau patron... au mon dieu Tony... j'ai réussi à le faire virer que je peux être conne. Je promets que demain je serais plus simpathique, que je ferais bien mon travail, sans broncher. Tony tient à ce type, il est comme un second petit-fils pour lui, comme mon frère qui a disparu...

Je chasse les mauvaises idées de mon esprit, le temps de se morfondre est terminé. Je sais que la mort de Gaspard à profondement affecter Tony, il était très complice avec son petit fils et ce gars Adam represente une possibilité pour mon grand-père de ne pas finir seul, les trois quarts de notre famille ne vit pas sur le même continent.

Je me dirige vers ma voiture de location, direction l'hopital, si j'arrive à le trouver.

(Gaspard pour le sublime Gaspard Ulliel {#}, le frenchy par excellence, on en fait qu'a de rare fois des comme ça {#})

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*5*  posté le mardi 25 mars 2008 17:57

Je me suis levée de bonne heure, enfin c'est ce qui était prévu, je vois 10h affiché à mon horloge, tant pis je ne pense pas qu'il m'en tiendra rigueur, il doit êre en train de décuver son vin, faut que j'arrête d'avoir de mauvaise pensées, comme ça. Tony m'a raconté l'histoire de ce gars, musicien hors pair, formant avec une bande de pote un groupe connu, il a perdu sa femme et son enfant dans un accident de voiture au sommet de sa gloire. Tony l'a trouvé un soir dans une ruelle, ivre mort en train s'etouffer dans son vomi, beuurk c'est dégueulasse... à la "Jimmy Hendrix" remake par Adam, je rigole mais pourtant je ne devrais pas. Posséder ce que tout le monde désire, c'est à dire, gloire, argent, bonheur, amour et finalement se retrouver avec un paquet d'argent à rien n'en faire, ronger par la douleur et le chagrin, plus d'un se serait tuer...

Mon sang ne fait qu'un tour, il était assis devant ce verre, solenellement et quand je suis entrée, il a sursauté et puis il n'arrêtait pas de regarder par terre, si y faut il a pris des médicaments et en plus de l'alcool. Je jette ma tasse de café dans l'evier, j'attrappe mon sac et mes clés et je me jette à mon tour dans ma voiture. Voilà que j'hérite d'un suicidaire, bienvenue au pays... appellez moi Soeur Thérèse et j'accoure à votre rescousse, toujours prête à sauver les cas déséspèrés, y a qu'a moi que ça arrive.

Je tombe dans les bouchons, y me manquait plus que ça!

-Mais qu'est ce qu'ils foutent là à dix heures du matin ces cons là, c'est pas possible! Voilà que je me parle à moi même.

Notabénêt à moi même: investir dans un girofare!! J'appuie sur le klaxon comme une malade et j'hurle à la fenêtre:

-Situation urgente, avancer bon sang de bon oir... c'est une question de vie ou de mort...

-C'est pareil pour tout le monde ma petite dame, me déclame l'homme à la voiture devant moi en sortant la tête de la vitre.

Je suis furaxe, si cet idiot crève, c'est aussi Tony qui meurt. Aux grands maux, les grands remèdes, j'emprunte la voie la plus à droite, celle reservée aux urgences, je file à toute vitesse en hurlant "Police". J'espère qu'elle ne sera pas là pour m'acueuillir à la fin de la route.

La chance semble tourner en ma faveur, je prend cette fichue sortie de route si emcombré et je me dirige vers les beaux quartiers mais je ne me souviens plus qu'elle est sa maison, c'est la grosse merdasse. Elle est grande, belle, chère mais le hic, l'ombre au tableau, c'est qu'elles le sont toutes, je regarde l'heure à ma voiture et je vois s'afficher 10:25, je suis une mauvaise secouriste. Il me semble la reconnaitre, oui c'est bien celle là, je pile devant la boite aux lettres, mes pneus crissent, laissant une marque noire sur la route. Je sors de cette bagnole de l'enfer et je cours jusqu'a la porte, quelle idée de porter des talons hauts, je suis stupide.

Court, respire, court, respire.....

Je démonte la porte et je manque de m'ecrouler, une fois remise sur mes escabots je fonce vers le salon... encore un boum, les portes n'ont qu'a bien se tenir...

La musique du célèbre opéra Carmina Burana retentit dans mon cerveau, musique de l'apocalipse qui est déclenché toujours dans des scènes de film au moment où le héros est en proie avec son destin où quand c'est la fin du monde. Il n'est pas au salon, je vois le verre de hier posé sur la table basse, ce salon sent le vieux bouc et est dégueulasse, faudra revoir les honoraires de la bonne à la baisse. Je prends la première porte qui vient... pour me retrouver devant un placard....

 

-Oh, y sont magnifiques ces escarpins! Depuis quand un homme porte des escarpins Malono Blahnik taille 38....Puis réalisant que je dois sauver un hommePas le temps de s'arrêter la dessus!

je monte les escaliers, mais quelle merde cette baraque, si il est encore en vie, je lui en fais changer direct. Une nouvelle porte... et je fais enlever les portes aussi.

La salle de bain, il est là....

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*6*  posté le mardi 25 mars 2008 19:11

Il est là dans la salle de bain, a dix heures et demi du matin, torse nu arborant d'impressionnant pectoraux, les cheveux en bataille, mal rasé encore mais en vie, pleinement et il me prend pour une folle doublé d'une perverse, j'avise un rasoir sur le bord de l'évier, il va se couper les veines... arrête de délirer ma vieille....

-Vous faites quoi, demandais-je, au cas où.

-J'allais me raser, siffle t-il. Vous vous faites quoi dans ma salle de bain, sans ma permission?

Quoi répondre, pour paraitre le moins ridicule possible...

-Je cherchais les toilettes! J'ai eu une envire pressante, c'est venu d'un coup...

Pour le côté décontracte, on repassera plus tard.

-Et vous défoncez souvent les portes pour aller pisser!?, s'exclama t-il.

Touchée, coulée. Je m'imagine jetter par dessus bord, une pierre attachée au pied et coulant névrosement.

-De quoi je me mèle, je vous en pose des questions moi! En tout cas bonne idée le rasage, rabibochez vous avec le peigne aussi et si vous vouliez renouer des liens avec votre coiffeur, ça ne cessera pas du luxe.

Je quitte la pièce la tête haute et arborant un visage impassible. Je reviens sur mes pas, la porte n'est pas encore fermer.

-J'oubliais! La douche! L'eau est votre amie...

Cette fois c'est trop, je devrais la tuer avec mon rasoir, histoire qu'elle souffre...enfin...je me contente de lui claquer la porte au nez.

-Quel goujat!

Je regagne le salon, faire le ménage ne va être du luxe mais je m'y attaque d'entrée, je ne supporterais pas de travailler dans un tel désorde et une telle puentueur, me voilà recaler à la position de mère nouricière, je préférais secouriste de choc, enfin. Cet homme est un suppot de satan, il est là pour me compliquer la vie, il y a tout et rien dans cette maison, des choses que j'attrappe et que je fourre dans la poubelle sans même chercher à comprendre leur provenance ou leur signification, il a du fric, il retrouvera le même sur une avenue luxueuse des environs. D'ailleurs ça me fait penser que je dois aller remplacer ma garde-robe et j'ai très envie d'essayer les escarpins du placard, je suppose qu'il appartenait à sa femme, elle avait bon goût, du moins en matière de fringue parce qu'en homme, y a du laisser aller.

Au fur et à mesure de mon rangement je découvre un piano, j'avais pris des cours étant jeune mais je n'avais vraiment pas de disposition à cet art. Le thème de cette maison est la musique, ils ne vivaient que pour ça, ils ne pensaient qu'à ça mais quelque chose me choque pour un musicien... Où sont les partisions, les textes, le piano est plein de poussière, la guitare est rangée dans un coin sous des plantes. Cet homme n'a pas touché à un instrument depuis la mort de sa femme et de sa fille, je me rend compte réellement de sa souffrance, de ce que il a pu ressentir comme quand j'ai perdu mon frère, Adam ressentant tout multiplié par deux.

 

Je retrourne a mes travaux d'interêts généraux, j'ai à faire pendant que monsieur se prélasse dans sa baignoire, remarque ça ne peut que lui faire du bien.

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