*11*  posté le samedi 29 mars 2008 18:56

Je suis curieuse de nature, je l'avoue, j'aime bien savoir ce que font les gens que je connais et que j'aime bien. Lui je le deteste mais je veux savoir si il est mort parce que ça ferait de la peine à Tony, beaucoup et moi je sentirais comme uen merde d'avoir laisser crêver un type délibérement, c'est pas très citoyen. Faut que je trouve une excuse tout de même pour faire semblant d'être revenue pour une bonne raison.

 -Mais laquelle.....

Je continue à parler tout haut mais je suis chez moi alors ce n'est pas bien grave, sauf que quand je le fais dans les magazins, les gens me regardent et vérifient si je n'ai pas un kit main libre et quand ils voient que non, alors là ils me dévisagent. Mais pourquoi je pense à ça moi... faut vraiment que je trouve une excuse. Rien ne me vient à l'esprit malheureusement... j'aurais le trajet en voiture pour réfléchir......

Je fais vite le chemin, il n'y a pas beaucoup de monde aujourd'hui sur la route mais toujours pas d'excuse valabe, je n'ai pas oublié de chaussures, ni culotte ou soutien-gorge, dieu merci! Mon sac, il a vu je l'ai pris, même que j'ai cassé un cadre et je sais plus trop quoi! Je m'en veux d'ailleurs...

Je n'ai pas de lasagne maison à lui faire passer de la part de ma mère, c'est la grosse galère ça!

La maison, le couloir, le salon, il est là assis, une vrai statue. Je fais comprendre que je suis présente au cas où ça pourrait interesser, on ne sait jamais!

-Qu'est ce que vous me voulez encore?

-Je viens voir si vous êtes mort!

Je suis d'une franchise alarmante, je devrais pas mais j'ai osé. Il me regarde de travers!

-Eh ba oui gros crétin, pensais-je, triomphanteJ'ai vu ton manège, je suis pas la nana stupide que tu penses!

-Verdict?

-Vous avez l'air mais on dirait pas.

Je m'assoie à ses côtés, je me suis rendu compte d'une chose, nous sommes partis du mauvais pieds tous les deux.

-Ecoutez, je suis désolée pour avoir briser le cadre et ce plat ou vase, j'aurais du faire attention et encore désolé pour vous avoir insulter, c'était grossier de ma part!

Il me regarde dubitatif, il ne s'attendait pas à celle là! Une fois de plus j'ai gagné, comme je lui ai fais des excuses, il n'a pas d'autre chose que de m'en faire également sinon il passera pour un idiot.

-C'est à mon tour de m'excuser, je suppose. Alors... je suis désolé pour la table, ce n'était pas malin.

-Moi ça m'est égal, c'est votre table après tout et puis ça donne un style grung et décalé.

Elle avait pris un ton humouristique, signe qu'elle ne m'en tenait pas rigueur, c'était plus dans la forme que dans le fond qu'elle m'en avait voulu mais desormais nos esprits étaient apaisés et nous avions un semblant de discution, normal.

-Je crois que nous avons mal commencé, il faut apprendre à nous entendre, savoir discuter au lieu d'hurler quand nous ne sommes pas d'accord, c'est vitale pour notre équilibre mental mais aussi pour Tony et pour moi mon grand-père reste le plus important.

 

L'evocation de ce vieux Tony me fait pensé aux longues soirées que nous avons passés à discuter, il fut toujours là pour moi quand j'allais mal ou voir très mal, il m'a sauvé la vie à notre première rencontre, sans lui je serais mort et enterré depuis belle lurette, je m'en veux d'avoir voulu porter atteinte à ma vie encore une fois. Cette fille Chrysta, c'est Tony au féminin avec quinze centimètres de plus et une paire de seins à en faire baver plus d'un. Elle est comme lui, elle se pointe au bond moment comme une touriste, elle m'a sauvé une fois de moi même et son intervention a peut-être bien empêcher ce vendeur de mort de me fournir du poison. Tout ce qui c'est passé ces deux derniers jours, l'arrivée de cette nana, l'exaspération, l'envie de se rebelle contre elle ne m'a jamais fait autant me sentir vivant, juste être en vie pour l'emmerder. C'est une échappatoire me permettant d'oublier ce que j'ai vécu et ce qui me ronge depuis sa mort...celle de ma femme et de ma fille, si belle et agée d'à peine trois mois. Je sens encore ces larmes pesantes, m'empêchant de voir correctement. Je ne veux pas qu'on me voit comme ça, j'acquièsse rapidement à sa requête et je monte dans ma chambre, la notre.

C'est d'autant plus douloureux, je déglutis avec difficulté, ma respiration se coupe entre-mêlée de sanglots, je n'avais pas encore pleurer même à l'enterrement, cette situation est difficile à vivre, moi qui suis connu pour mon sang froid mais ma pudeur aussi, j'en ai assez de tout contenir et enfouit, c'est ce qui me tue réellement, me vidant de mon energie. Je n'aurais jamais pensé que pleurer ferait tant de bien.

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*12*  posté le dimanche 30 mars 2008 01:05

J'oublie tout ce qui m'entoure, je laisse echapper ma douleur par ces larmes bienfaitrices, expiation de la souffrance!

Je renonce à mourir mais je ne sais plus comment vivre, que dois-je faire, elles ne sont plus là, il n'y a plus personne qui comptent sur moi, personne n'a besoin de mon aide. J'ai abandonné ma carrière et mon remplacement par un autre guitariste a été rapide, avaient-ils seulement le choix, ils l'ont remplacé, elle aussi, ma femme, rien que de penser ce mot des larmes rejaillissent. Je suis perdu au mileu du champs de ruine qu'est ma vie, en bas il y a cette fille qui fait tout pour m'aider, j'en suis conscient mais je ne sais pas encore très bien si je le veux réellement, peut-être se serait mieux de continuer de cette façon, ça fait déjà quatre ans alors pourquoi pas le restant de ma vie, ce n'est pas plus mal qu'autre chose. J'ai assez d'argent pour vivre convenablement, j'ai une maison agréable, un ami Nate et Chrysta s'occupe de mes affaires, du ménage et de tout ce qu'elle acceptera de faire. C'est un bon compromis, ma femme m'avait fait juré de continuer à vivre sans elle, de s'occuper de notre fille malgré sa mort mais la petite est partie et je suis resté seul, si elle avait été vivante j'aurais pu vouloir survivre mais les perdre toutes les deux fut le couperet de mon âme, déchirée à jamais. Je ne pourrais jamais les oublier, notre bonheur à sa venue au monde, les nuits blanches quand elle était malade où ne voulait pas dormir, nos concerts avec des salles pleines à craquer pleine de fans délirants, le jour où elle avait jetté son soutien gorge dans la foule, ce qui m'arrache un sourire. Je sais qu'elle aurait voulu que je vive et que je refasse ma vie avec quelqu'un d'autre mais je ne peux pas, il me faut encore du temps.

Je renonce à la mort mais je ne sais pas si je veux vivre.

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*à suivre*  posté le dimanche 30 mars 2008 17:10

Nouvelle majification, je suis fiérotte de moi!!!!!

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Alors, comment que vous trouvez ce début???

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*13*  posté le lundi 19 mai 2008 21:00

Une semaine s'est passée depuis la fameuse histoire de la table, elle est toujours dans la piscine d'ailleurs, on a décidé de l'y laisser, comme enterrement de nos anciennes querelles, d'un accord tacite. Je ne viens pas tous les jours, seulement trois fois par semaine, c'est assez suffisant. Nous avons passé cette fameuse après midi a discuté et une bonne partie de la soirée. Il m'a avoué tous ce qui c'était passé le jour de mon arrivée, le verre plein de poison. Il m'a remercié de ne pas l'avoir jugé et d'avoir voulu l'aider mais il veut se prendre en main et reconstruire sa vie avec une aide minimum. Finalement je ne suis pas si nulle que ça, j'ai réussi à lui faire changer d'avis, j'espère qu'il ne renoncera plus, qu'il tiendra le coup.

Je garde les yeux ouverts et je sais que se sera dur pour lui mais pour moi aussi, je vois déjà les appels au milieu de la nuit pour une crise d'insomnie, pour une envie suicidaire, c'est triste à dire mais je le sens au fond de moi. Il croit être définitivement débarasser de tous ça, de s'être libéré mais rien ne se fait en un jour même pas le monde. Le deuil de sa femme et de sa fille, reprendre la musique, retrouver une vie sociale normale rompera les liens qu'il a avec la mort pourtant je ne peux pas lui en demander tant, pas tous ça d'un seul coup. Une phrase prenant tout son sens me revint à l'esprit, c'est ce que m'avait dit mon grand-père après la mort de mon frère: "C'est dur, et c'est tous les jours mais tu pourras surmonter tous ça car tes amis et ta famille t'entourent mais ne t'attend pas à ce que je te prenne par la main et que je te porte. Je t'aiderais mais toi seule pourra faire le chemin".

C'est difficile de dire ça à quelqu'un mais Tony avait totallement raison, je me suis prise par la main comme une grande fille et j'ai appris à faire sans mon frère, tout en le gardant dans mon coeur et dans ma mémoire.

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*14*  posté le lundi 19 mai 2008 21:04

Encore un matin ensoleillé, toujours pareil, décidement ce climat me déprime, je préferais la grisaille parisienne à bien des égarts car quand un jour de soleil arrivait, c'était comme une fête dans les esprits "des parigots" -comme nous appelle les gens du sud- et nous profitions tous de ce petit miracle mais je ne devrais pas me plaindre, je peux porter des robes légères et fourrer aux placards mes pulls col-roulés et mes manteaux, dommage, ils donnaient un joli style.

Je hais l'administration, voilà un quart qu'il me font attendre et nous ne sommes que dix heures du matin, soit disant que "l'agent administratif" qui pourra répondre à mes questions est en pause, on aura tout entendu. Je patience au son d'une mélodie chieuse de Mozart ou autre, si j'entends encore une fois le prologue au violon, je fais une descente dans leurs bureaux, armés jusqu'aux dents...

La porte d'entrée percuta le montant avec une rare violence, je ne savais que trop qui pouvait se montrer si peu délicat, je vérifiais la date à ma montre, c'est bien ça, l'emmerdeur: le retour.... Je sortais de ma salle de bain avec une simple serviette autour de la taille, je pensais être seul toute la journée et bien c'était raté.

-Bonjour Nate, dis-je à mon vieil ami de lycée et membre de mon ancien groupe.

-Ca gaze, me dit-il sans se retourner trop occupé à fouiller dans les coins.

-Je peux savoir ce que tu cherches?

-Si tu t'es pas dégotté une nouvelle poulette, parce que mon gars l'abstinence n'a rien de génial! Tu veux devenir moine?

Où allait-il chercher tous ça?

-Ca va dans ta tête... mais je ne puis finir ma phrase.

-Jolie morceau, que tu nous as trouvé.

Je regardais dans sa direction, là où se tenait Chrysta accroché à son téléphone portable. Je ne l'avais entendu arrivé.

-C'est pas ce que tu crois, c'est la petite fille de Tony.

-Elle est majeure?

-Euuh oui quand même.

Nate fit un bond jusque sur la terasse. Moi j'allais mettre une tenue descente.

-Encore en attente, bordel de merde!

Je sentis une main sur mon épaule, me retournait pensant trouvé Adam, au lieu de ça, un gars bronzé aux ultra-violets et blond comme les blés me faisait face. Il me fit un sourire! Un charmeur de première catégorie, où Adam avait-il récupéré ce  dragueur des quartiers chics, vu ses fringues?

-Nous n'avons pas été présenté, je crois!Je me prénomme Nate et vous magnifique beauté!?

-Euuuuuuh....

-Vous avez perdu votre langue? Je comprends que vous soyez impressionner, je suis une super star mais je suis toujours présent pour les jolie fille.

Je le fixe pour voir si il se prend vraiment au sérieux où s'il va me rire au nez hurlant "tagada chouinchouin", il me décoche un sourire aux dents blanches, il ne lésigne pas sur le "colgate" et un clin d'oeil! Laissez moi mourir, il est culte celui-là, heureusement que le ridicule ne tue pas.

-Chrysta, j'ose répondre.

Faut pas que je passe pour une pommée de la vie, non plus.

Quelqu'un décroche enfin le téléphone, une femme avec une voix nasillarde, je m'apprête à répondre quand ce type me prend le téléphone des mains.

-Elle vous rappellera plus tard....

Et il éteint mon téléphone et me le range dans la poche et prend ma main dans la sienne, j'ai le feu aux joues.

 -Alors, Chrysta! Quel nom ravissant, il va parfaitement bien avec vos yeux qui sont sublimes.

Au moins, il n'est pas avard de compliment, faut voir la fournée qu'il doit s'envoyer chez lui devant la glace le matin. Je reprends mes esprits, il m'a coupé ma communication sans me demander mon avis.

-Je vous ferais remarquer que ce coup de fil était très important, ça fait une heure que je tente d'avoir quelqu'un de compétant.

-Alors laissez moi me faire pardonner par un diner aux chandelles, ce soir. D'où vient cet accent délicieux?

-Je suis française!

Il rapproche ma main de sa bouche et me déposer un baiser dessus. Je rougis de plus belle, je ne connaissais personne de si entreprenant.

-Vive la france et les françaises!Vous acceptez ce diner, je m'en veux tellement pour ce téléphone!?

-Bah voyons!

J'ai repris mes esprits, enfin.

-Nate, laisse cette fille, s'il te plait!

C'est Adam qui est arrivé, merci petit Jésus!

-Je ne faisais que me montrer courtois avec cette jolie demoiselle.

-Et mon pied au cul, il va être courtois aussi?.

Adam écarquille les yeux, une grimace se forme sur le visage du dom Juan de pacotille de Nate.

Elle s'éloigne à grand pas de nous tout en composant sur son téléphone, elle s'isole à l'intérieur.

-Quelle tigresse, j'adore!

-Nate, il va t'arriver des malheurs!

Mais il ne m'entends pas, il est déjà à la poursuite de Chrysta! Par contre moi j'entends très nettement le coup partir, Nate se reçoit un coup de pied. Je le vois revenir vers moi, dépité et se massant l'arrière train. J'eclate de rire face à cet imbécile et dragueur notoire.

-C'est pas faute de t'avoir prévenu, réussis-je à dire entre deux fou rire.

Retrouver Nate, ami depuis lycée et un soutien de plus et pourra surement m'aider.

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