Je suis curieuse de nature, je l'avoue, j'aime bien savoir ce que font les gens que je connais et que j'aime bien. Lui je le deteste mais je veux savoir si il est mort parce que ça ferait de la peine à Tony, beaucoup et moi je sentirais comme uen merde d'avoir laisser crêver un type délibérement, c'est pas très citoyen. Faut que je trouve une excuse tout de même pour faire semblant d'être revenue pour une bonne raison.
-Mais laquelle.....
Je continue à parler tout haut mais je suis chez moi alors ce n'est pas bien grave, sauf que quand je le fais dans les magazins, les gens me regardent et vérifient si je n'ai pas un kit main libre et quand ils voient que non, alors là ils me dévisagent. Mais pourquoi je pense à ça moi... faut vraiment que je trouve une excuse. Rien ne me vient à l'esprit malheureusement... j'aurais le trajet en voiture pour réfléchir......
Je fais vite le chemin, il n'y a pas beaucoup de monde aujourd'hui sur la route mais toujours pas d'excuse valabe, je n'ai pas oublié de chaussures, ni culotte ou soutien-gorge, dieu merci! Mon sac, il a vu je l'ai pris, même que j'ai cassé un cadre et je sais plus trop quoi! Je m'en veux d'ailleurs...
Je n'ai pas de lasagne maison à lui faire passer de la part de ma mère, c'est la grosse galère ça!
La maison, le couloir, le salon, il est là assis, une vrai statue. Je fais comprendre que je suis présente au cas où ça pourrait interesser, on ne sait jamais!

-Qu'est ce que vous me voulez encore?
-Je viens voir si vous êtes mort!
Je suis d'une franchise alarmante, je devrais pas mais j'ai osé. Il me regarde de travers!
-Eh ba oui gros crétin, pensais-je, triomphante. J'ai vu ton manège, je suis pas la nana stupide que tu penses!
-Verdict?
-Vous avez l'air mais on dirait pas.
Je m'assoie à ses côtés, je me suis rendu compte d'une chose, nous sommes partis du mauvais pieds tous les deux.
-Ecoutez, je suis désolée pour avoir briser le cadre et ce plat ou vase, j'aurais du faire attention et encore désolé pour vous avoir insulter, c'était grossier de ma part!
Il me regarde dubitatif, il ne s'attendait pas à celle là! Une fois de plus j'ai gagné, comme je lui ai fais des excuses, il n'a pas d'autre chose que de m'en faire également sinon il passera pour un idiot.
-C'est à mon tour de m'excuser, je suppose. Alors... je suis désolé pour la table, ce n'était pas malin.
-Moi ça m'est égal, c'est votre table après tout et puis ça donne un style grung et décalé.
Elle avait pris un ton humouristique, signe qu'elle ne m'en tenait pas rigueur, c'était plus dans la forme que dans le fond qu'elle m'en avait voulu mais desormais nos esprits étaient apaisés et nous avions un semblant de discution, normal.
-Je crois que nous avons mal commencé, il faut apprendre à nous entendre, savoir discuter au lieu d'hurler quand nous ne sommes pas d'accord, c'est vitale pour notre équilibre mental mais aussi pour Tony et pour moi mon grand-père reste le plus important.

L'evocation de ce vieux Tony me fait pensé aux longues soirées que nous avons passés à discuter, il fut toujours là pour moi quand j'allais mal ou voir très mal, il m'a sauvé la vie à notre première rencontre, sans lui je serais mort et enterré depuis belle lurette, je m'en veux d'avoir voulu porter atteinte à ma vie encore une fois. Cette fille Chrysta, c'est Tony au féminin avec quinze centimètres de plus et une paire de seins à en faire baver plus d'un. Elle est comme lui, elle se pointe au bond moment comme une touriste, elle m'a sauvé une fois de moi même et son intervention a peut-être bien empêcher ce vendeur de mort de me fournir du poison. Tout ce qui c'est passé ces deux derniers jours, l'arrivée de cette nana, l'exaspération, l'envie de se rebelle contre elle ne m'a jamais fait autant me sentir vivant, juste être en vie pour l'emmerder. C'est une échappatoire me permettant d'oublier ce que j'ai vécu et ce qui me ronge depuis sa mort...celle de ma femme et de ma fille, si belle et agée d'à peine trois mois. Je sens encore ces larmes pesantes, m'empêchant de voir correctement. Je ne veux pas qu'on me voit comme ça, j'acquièsse rapidement à sa requête et je monte dans ma chambre, la notre.

C'est d'autant plus douloureux, je déglutis avec difficulté, ma respiration se coupe entre-mêlée de sanglots, je n'avais pas encore pleurer même à l'enterrement, cette situation est difficile à vivre, moi qui suis connu pour mon sang froid mais ma pudeur aussi, j'en ai assez de tout contenir et enfouit, c'est ce qui me tue réellement, me vidant de mon energie. Je n'aurais jamais pensé que pleurer ferait tant de bien.































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